Préserver et valoriser les espaces naturels du Loir et Cher

CEN41-RVB-GD-300_dpi[1]Le conservatoire d’espaces naturels de Loir et Cher fait partie du réseau de la fédération française des conservatoires. Cette association existe depuis 1987, initiée par un mouvement associatif naturaliste local, et bâtie sur le modèle du conservatoire du littoral, à la différence qu’elle s’intéresse à tous les espaces naturels. Aujourd’hui, elle est forte d’une centaine d’adhérents et de 60 à 70 bénévoles.

Animation nature au coeur des prairies du Fouzon.

Animation nature au coeur des prairies du Fouzon.

« Principalement, nous achetons des parcelles présentant des enjeux de conservation et de restauration du patrimoine naturel, il peut s’agir de milieux naturels remarquables, de sites hébergeant des espèces rares ou de sites présentant des particularités paysagères ou géologiques. Si l’acquisition n’est pas possible, nous passons des accords avec les propriétaires publics ou privés afin de les aider à gérer leurs espaces en faveur de la biodiversité« , décrit Emeric Du Verdier, le directeur de cette structure, dont le but, outre d’animer, de préserver et mettre en valeur le territoire, est aussi de rattacher l’humain à la Nature. « Nous proposons des animations nature sur nos sites tout au long de l’année et encadrons des chantiers participatifs qui impliquent la société civile ainsi que différents publics (autres associations, scolaires, personnes en insertion,…).« 

Un travail du quotidien pour garantir la sauvegarde de notre biodiversité.

Site naturel de Varennes-de-Chevelu

Site naturel de Varennes-de-Chevelu

Bien que rien ne soit encore décidé à l’heure où nous rédigeons cet article, le conservatoire d’espaces naturels de Loir et Cher a pour projet d’acheter de nouvelles parcelles, selon les opportunités ou les contacts qu’il aura pu avoir. « Actuellement, nous avons presque 300 ha à gérer. Ce qui nous occupe déjà pas mal car nous devons rédiger des documents de gestion sur 10 ans et mettre en place des actions permettant de conserver dans le temps les équilibres biologiques présents sur les sites. Il y a souvent des travaux à conduire, afin de réouvrir certains milieux comme d’anciennes pelouses sèches où s’exprime une flore très particulière, restaurer des zones humides si importante pour la qualité des ressources en eau, l’expansion des crues et la biodiversité qui y est associée, mettre en place des suivis des espèces animales et végétales présentent sur les sites afin d’évaluer la pertinence des actions entreprises.

Chantier participatif : restauration des prairies humides.

Chantier participatif : restauration des prairies humides.

C’est un travail du quotidien pour garantir sur le long terme la sauvegarde de notre biodiversité. » L’association a d’ailleurs acquis cette année un nouvel espace naturel de 19 ha permettant de préserver des milieux aquatiques hébergeant un petit crapaud devenu rare: le Pélodyte ponctué. Elle mettra en place l’année prochaine des barrières de piégeage dans le but d’étudier les populations de crapaud et les autres espèces fréquentant les mares du site et ainsi rédiger un document de gestion programmant les actions à mettre en place pour les préserver sur le long terme.

Vers des corridors écologiques entre les biotopes.

Animation nature : école primaire La-Ferté-Imbault

Animation nature : école primaire La-Ferté-Imbault

Au sujet du réchauffement climatique évoqué pendant la COP21, Emeric Du Verdier précise : « On ne sait pas encore dans quel état seront les espaces dont on a la charge, mais nous nous orientons de plus en plus vers la création et le maintien de corridors écologiques entre les différents noyaux de biodiversité identifiés sur le territoire, pour faire en sorte que les espèces s’adaptent au réchauffement climatique en ayant la capacité de migrer vers les espaces qui leur seront le plus favorable« .

Suivi des amphibiens Butte-des-Blumonts

Suivi des amphibiens Butte-des-Blumonts

Les Tookets issus des programmes de la Tookets.Coop et du Crédit Agricole Mutuel Val de France serviront à se doter d’un fond qui permettrait de compléter un plan de financement dans le but d’acheter des parcelles, et notamment les petites parcelles. « Cela nous permettrait d’être réactifs et de combler les zones déficitaires.« 

 

Catégories : #COP21, Associations
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